Blog · Exploitation
DevOps assisté par IA
NetBox, Ansible, Prometheus
Un inventaire faux produit une automatisation rapide et fausse. NetBox, Ansible, la supervision qui prouve, et la place exacte de l'agent.
Le problème n'est pas d'écrire du YAML
Automatiser un parc ne consiste pas à produire des playbooks : c'est savoir ce qui existe. Un inventaire faux produit une automatisation rapide et fausse, un déploiement qui réussit sur une machine qui n'aurait pas dû exister. C'est pour cette raison que l'ordre des briques compte plus que le choix des outils.
NetBox comme source de vérité
NetBox est une base de données d'infrastructure : sites, baies, équipements, adresses IP, VLAN, câbles, circuits. Ce n'est ni un logiciel de supervision ni un gestionnaire de configuration, c'est le registre. Et un registre n'a de valeur que s'il est la seule source : dès qu'un tableur parallèle survit, les deux divergent.
| Ce que NetBox apporte | Ce que ça remplace |
|---|---|
| Un identifiant unique par équipement, avec son rôle | Les noms d'hôtes approximatifs et les « je crois que c'est le switch du premier » |
| L'adressage IP et les VLAN rattachés à un site | Le fichier Excel de la plage IP, périmé depuis deux ans |
| Les interfaces et les liens physiques | Les schémas dessinés à la main après l'incident |
| Une API et des étiquettes | Rien, c'est ce qui rend l'automatisation possible |
Ansible qui lit NetBox, au lieu d'un inventaire figé
Le point de jonction est l'inventaire dynamique : Ansible interroge l'API de NetBox et construit ses groupes à partir des rôles, des sites et des étiquettes déjà saisis. Trois conséquences, toutes immédiates :
- Une machine neuve est automatisable le jour où elle est enregistrée pas quand quelqu'un pense à l'ajouter dans un fichier.
- Un équipement décommissionné sort du parc on le désactive dans NetBox, il disparaît de l'inventaire au prochain passage.
- Les variables viennent de la donnée adresse, passerelle, VLAN : elles ne sont pas recopiées, donc elles ne divergent pas.
La limite est connue et il faut la tenir : NetBox décrit l'intention, pas l'état réel. C'est au contrôle de vérifier l'écart, c'est-à-dire à la supervision.
La boucle fermée : Ansible agit, Prometheus vérifie
Un playbook qui se termine en vert n'a rien prouvé. Ce qui prouve, c'est la métrique qui change après le déploiement.
- 1NetBox déclare la cible et ses paramètres.
- 2Ansible applique : paquets, configuration, service, redémarrage propre.
- 3Prometheus ou VictoriaMetrics constate : la cible répond, la version a changé, les erreurs ont cessé.
- 4Le résultat revient dans NetBox version déployée, date, auteur, pour que le registre décrive aussi ce qui tourne.
Cette quatrième étape est celle que presque personne ne fait, et c'est celle qui ferme la boucle : sans elle, NetBox reste une intention et la réalité vit ailleurs.
Où l'agent intervient, et où il n'intervient pas
Un agent assisté par IA est utile à trois endroits précis du cycle DevOps, et nuisible partout ailleurs.
| Étape | Ce que l'agent fait | Ce qu'il ne fait pas |
|---|---|---|
| Préparation | Lire l'inventaire, repérer les écarts, proposer un playbook et un ordre d'exécution | Décider seul de toucher à la production |
| Exécution | Lancer en recette, collecter les sorties, expliquer un échec | Modifier un playbook en cours d'exécution |
| Contrôle | Comparer l'état observé à l'état déclaré, rédiger le compte rendu daté | Déclarer « terminé » sans preuve mesurée |
La répartition qui tient dans le temps est celle-ci : l'humain décide, la machine exécute, la supervision prouve. Un agent qui cumule les trois rôles devient un point de panne unique avec une mauvaise mémoire.
Ce que ça change sur un parc réel
- Le temps de mise en service un serveur neuf passe de « une demi-journée de copier-coller » à un rôle rejoué.
- La reprise après incident la configuration vit dans Git, pas dans la tête de celui qui l'a posée.
- La preuve chaque intervention laisse une trace : version avant, version après, date, opérateur.
- La revue un changement d'infrastructure devient une demande de fusion, relue avant d'être appliquée.
Et le coût, qu'il faut annoncer : il faut tenir l'inventaire. Un NetBox à moitié rempli est plus dangereux qu'un tableur, parce qu'il inspire confiance. C'est le seul travail de cette chaîne qui ne s'automatise pas.
Un projet comparable ? Nous répondons aux questions techniques en rendez-vous, avec les mêmes chiffres que dans ces articles.
The matching service: l'IA vocale et l'automatisation de tâches.